moi je voudrais
que le mot anormal
n’existe pas
rien ne serait
anormal
ces espaces déchirés
les mines que je cache sous mon bras
mon bureau est droit
mais pas le monde
il réfute l’ascension
brusque les secondes
moi je nous respirerais l’air du chant
redresserais l’ambition
la contemplation extirpée
tout serait logique et balancé
ici
les animaux vivent et j’entends le calme
quelque part j’ai compris
les gentils qui caressent le pays
et les jardins de nuances
les buissons les baies
les confidences
