histoire # 23 (le monde est fou (mini-péripéties en rafale))

C’était un jeudi le fun comme tous les autres jeudis. J’aime travailler les jeudis. Jeudi jeudi jeudi. Le monde est fou. Le monde est saoul. Et pis là c’était une soirée spéciale parce que ça faisait trois semaines que j’avais pas travaillé à la Banquise. À cause de plein d’affaires, dont le fait que j’sois partie en vacances pour aller voir Aurélie à Halifax. Parce qu’elle a déménagé là pour l’université (Aurélie je m’ennuie de nos nuits folles ensemble). Ce jeudi-là j’me suis rappelée à quel point j’aime mes collègues de travail. Et les clients saouls de la Banquise.

Pour vrai j’me suis fait dire par des clients, alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le resto (leur histoire folle s’en vient), que j’étais bonne d’endurer les conneries que plusieurs personnes peuvent faire la nuit à la Banquise (dont les leurs) et je leur ai répondu que les serveurs et serveuses qui n’arrivaient pas à supporter ces choses-là, ils faisaient juste pas le bon travail. C’est vrai, il faut de la patience, il faut aussi un sens de l’humour; il faut vouloir, pour vrai. C’est pas facile à chaque fois. C’est toujours une histoire différente, et cette fois-ci je sens que j’ai plein de mini-péripéties à conter!

D’abord j’ai travaillé avec ma belle Élise dans la grande salle et sinon JR était dans la petite salle à la fin; Mélanie est partie j’me rappelle plus vers quelle heure. Et y’avait aussi Yohan. Je pense que tous les gens qui m’ont vu entrer dans le resto et dans le backstore m’ont dit: «Hein! Geneviève! Ça fait longtemps qu’on t’a vu!». Les gens de soir avant le changement de shift, comme les gens de nuit. Et j’arrive et y’a plein de nouvelles têtes, et y’a des cuisiniers qui ont disparu aussi. RRRRRrrruuuufffiiiinnnooooo!! Tu ne travailles plus avec nous je suis triste.

J’ai mangé une barre de chocolat avant de travailler. J’étais super speedée. Et ça me tentait de travailler. Je me suis ennuyée, un p’tit peu, comme. Bon. Voici mes histoires folles du jeudi de nuit en rafale:

L’histoire du gars saoul trop à l’aise à la cinquante

O.K. y’a un gars, il était quand même jeune il parlait fort il était visiblement saoul et avait beaucoup de plaisir. Il avait d’ailleurs très hâte de manger sa Taquise extra bacon (il me l’a crié quinze fois) qu’il avait prévu partager avec son ami, qui riait vraiment de sa gueule et s’excusait aussi pour lui de sa débilitude. Mais il me faisait rire! Sauf qu’à un moment, je pense qu’il s’est senti trop à l’aise. J’était en train d’entrer une commande à l’ordi alors que je l’entend m’appeler par derrière. Je me retourne et il me dit: «Hey salut ma belle, j’t’aime.» en m’envoyant une claque sur le côté de la cuisse, genre proche de la hanche, mais quand même. J’étais comme: WOWE. Là je me penche vers lui, j’me rapproche de sa face pis j’lui dis: «Hey mon gars tu te sens beaucoup trop à l’aise là.» Et pis lui il me regarde avec ses yeux dans le vide, la bouche entrouverte, en cantant sur le côté, en tombant de sa chaise, presque, et me dit: «Bin là, j’tai pas pogné une fesse!» Je me suis dit: O.K. le gars est vraiment saoul, et au début il était sympathique; il se rend pas compte de ce qu’il fait. J’ai été fine, sauf que j’en aurais pas laissé passer une autre de même. Bref, je lui dis gentiment de se calmer et je continue mes affaires. Deux minutes plus tard, je me retourne, les gars avaient fini leur assiette, se dirigeaient vers les toilettes. Son ami l’aidait à marcher. En passant devant moi, le corps mou, la tête ballotante il crie: «J’veux une fourchette…!». Je le regarde passer, s’éloigner et je continue mes trucs, encore. Et pis plus tard je le vois à nouveau, mais là il est en train de piquer une bouchée dans l’assiette d’un des deux gars à la cent neuf (leur histoire folle s’en vient). J’étais comme: Hey, il est impossible, lui. Alors je me précipite vers la table des gars, je demande au client s’il est correct avec ça, j’veux dire: Allo? Y’a un dude saoul qui pige dans ton assiette! Et il me dit: «Nonon, ça me va, il a pris une nouvelle fourchette.» Haha. Le monde est fou.

L’histoire du gars trop saoul avec son ami à la cent neuf

O.K. Eux autres. Y’avait deux gars, pis y’en avait un correct, l’autre vraiment hyper saoul. Ils mangeaient à la cent neuf. C’est dans l’assiette du monsieur pas saoul que le p’tit gars de la cinquante à pris une bouchée. Bon. Alors j’arrive pour prendre la commande de ces clients là, pis le gars saoul me dit: «Moi j’aime faire l’amour avant ma poutine et après.» Euuuhhh…. O.K. Là j’lui dit: «Mais qu’est-ce que tu veux manger, là?». Il me répond: «Moi je veux une poutine avec de la viande avant et de la viande après.». FFFfffffff!! Là t’avais son ami, exaspéré, un peu gêné devant moi qui était comme: «Regarde, amène-lui une classique là…». Haha. Après ça, le gars là, il mangeait super loin de sa chaise, je veux dire sur la pointe des fesses, et il était super loin de la table, aussi. J’étais comme: «Monsieur ça te tente pas de te rapprocher de ton assiette, messemble ça va être plus facile…». Haha. Un peu plus tard, je me dirige vers la grande salle et je les vois au loin; son ami tenait d’une main son assiette, dans les airs, et il tenait dans l’autre son menton, et pis il faisait tomber la poutine dans la bouche de l’autre! Il tenait l’assiette en angle là, pis il remplissait la bouche du gars saoul de poutine! Pauvre mec. Ayoye. Le monde est fou.

L’histoire de la gang de gars saouls gentils et drôles à la cent soixante

O.K. Cette gang là a fait ma soirée. Ils étaient tellement drôles là, il m’ont donné des lighsticks. Tsé là les bidules lumineux, ils en avaient mille alors ils m’ont décoré avec. Haha. J’arrive pour prendre leur commande, à la cent soixante, pis chacun leur tour ils me disent ce qu’ils veulent, et ils me «garnissent» tous d’un objet qu’ils trainaient avec eux. Pis moi j’me laissais faire. Finalement je suis juste repartie avec deux trucs, parce que c’était ridicule, mais grâce à eux, je me suis promenée le restant de la soirée avec un lightstick jaune en collier sur la tête, et j’avais une paire de lunette en plastique rose, mais Jean-Raphaël l’a prise. Il l’aimait. En tout cas cette gang là j’ai jasé pas mal avec; ils étaient français, et ils parlaient super vite, ils étaient super gestuels; y’avait un party à la cent soixante, c’est vrai. Le monde est fou.

Faits divers

Bon alors j’ai beaucoup écrit. Je me sentais inspirée. C’est pour compenser aussi de la dernière péripétie à la Banquise que j’ai publiée sur mon blogue, elle date du mois de septembre. Juste deux p’tits derniers trucs: y’a eu aussi un monsieur qui a laissé dix dollars de pourboire au take-out, ça c’est le fun. Y’a aussi eu un gars qui pensait me connaître et finalement il est écrivain et on s’est échangés nos site Internet pour aller voir nos blogues. Et une dernière chose: dans le menu de l’ordi, il manque un piton qui serait vraiment pratique, le piton «Sans guacamole». C’est vrai, parce que quand les clients commandent une Taquise, et qu’ils veulent pas de guacamole, on est toujours obligé de puncher «Voir serveur» et de se rendre à l’avant pour expliquer aux cuisiniers c’est quoi le truc. Alors là on a décidé qu’on allait puncher «Sans fruits». O.K. ça a pas rapport, mais moi cette nuit-là ça m’a fait rire parce que un moment donné j’ai vu le coupon de Yohan et c’état écrit Taquise sans fruits et ça m’a fait rigoler et là j’ai compris que c’était pour la guacamole.

J’ai trouvé ça le fun jeudi. Je me suis ennuyée, cher Banquise de mon coeur. O.K. bye.

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