histoire # 20 (une presque bataille et un oiseau dans le resto)

Aujourd’hui j’ai remplacé Élise on est un jeudi c’est pas habituel mais bon je suis contente de l’avoir fait parce qu’il s’est passé plein de trucs pas rap à soir. J’étais dans la petite salle plusse terrasse avec Pascale et c’est même la première nuit que j’ai fait avec Jean-Raphaël. Lui je le trouve tellement drôle là. J’aime trop son sens de l’humour. Y’avait aussi Samuel et Mélanie et Yohan.

Les jeudis tout le monde ou presque s’accorde pour dire que c’est des soirées bizarres toujours ou presque parce que c’est vrai là le monde est tout le temps wierd ou presque et pis il se passe toujours des choses drôles ou presque. Yohan avait mal à la tête il a dit parce que quand les gens crient partout pour rien pour rire et qu’ils sont fous ben ça le dérange. Mais il était aussi fatigué parce qu’il a été aux glissades d’eau, lui. Pas moi parce que j’étais en Gaspésie avec ma famille. Aujourd’hui j’étais en jupe et j’avais pas réalisé à quel point on voyait mes mille piqures de maringouins sur mes cuisses en arrière mais tsé j’suis toujours en jupe et pis il fait chaud. Parce qu’autour du feu dans le bas du fleuve avant d’aller en Gaspésie je me suis fait piquer beaucoup.

Noem ma coloc est venue manger avec deux amis et pis elle était vraiment saoule. Ça paraissait là, elle me faisait rire. Ce matin en finissant mon shift à six heures j’avais un message texte d’elle qui s’excusait d’avoir été saoule. J’ai juste répondu hahahahahahaha. Moi j’ai trouvé ça drôle. J’ai aussi rencontré une fille de Repentigny c’est une connaissance plusse qu’une amie parce qu’on se parle jamais mais on sait qui on est mutuellement pis elle a mangé à la soixante-dix et après sa poutine elle est venue me féliciter parce qu’elle me trouvait bonne de travailler ici avec plein de morons. Elle faisait sans doute référence à la soixante-cinq oh my god ils étaient vraiment imbéciles. Tellement qu’à la fin quand une des filles connes s’est levée pis qu’elle a glissé avec ses talons hauts j’ai imaginé qu’elle plantait à terre mais c’est pas arrivé mais j’aurais aimé et ça m’aurait fait plaisir.

Bref, un moment il y a eu presque une bagarre moi en tout cas ce que j’ai vu c’est une fille avec vraiment trop d’attitude qui engueulait un autre client dans la file, et puis y’avait Samuel au take-out. Samuel dit qu’il faut mettre des filles au take-out parce que ça fait moins de chicane. Parce que quand un gars cherche le trouble, si il voit un gars musclé en avant il va vouloir le confronter. Mais si c’est une fille il va rien faire. En tout cas. Samuel a voulu calmer la fille pis là elle délirait, elle arrêtait pas d’engueuler le client dans la file même si il faisait rien de mal. Noah s’est approché pour voir s’il avait besoin de s’en mêler. Mais anyway on avait Harold. Harold c’est le nouveau doorman. Il a l’air cool. On a du sortir du monde aussi un moment, ils criaient tellement fort dans le resto. Le monde était vraiment fou là c’est vrai.

Mais y’avait pas juste du monde fou là. Y’a eu des filles trop drôles à la cinq cent dehors là… Y’en a une elle m’appelait chesse burger. Les filles elles étaient anglophones. Je riais trop avec elles là… Parce que c’était vraiment drôle quand la fille en question de la gang a commandé son cheese et j’suis pas capable d’expliquer pourquoi, c’est juste dans la façon qu’elle a prononcé le mot et quand j’lui ai demandé ce qu’elle voulait dedans elle a crié: FRIES. Mais moi j’attendais qu’elle me dise la garniture qu’elle voulait, j’sais pas. Pis c’était juste drôle pis quand je revenais pis elle avait une question, vu qu’on niaisait toujours avec le mot chesse burger pis qu’on le plugguait partout quand on pouvait, ben elle m’appelait chesse burger. À la fin elle voulait me laisser mon tip pis elle et sa gang se sont levées pour partir et rendues à l’avant du resto elle a crié: Hey!! Cheese burger! Je me suis retournée et on riait trop et elle m’a laissé dix pisatres dans mon tablier.

Quand le gros rush a passé, j’ai servi d’autres gens sympathiques avec qui je jasais, pour le fun. Y’en avait un à la soixante-cinq il essayait de me faire croire que dehors sur la terrasse à la trois cent deux c’était Bernard Adamus. C’est vrai que le gars lui ressemblait mais c’était même pas lui. Moi je l’aime tellement Bernard Adamus. Mais dans le fond j’ai une idée un peu de ce à quoi il ressemble mais je sais pas trop finalement. J’ai jamais vraiment vu de photo de lui je pense. Mais il écrit tellement bien… J’pense que je l’aime.

Ouin. À part les trois over puch que j’ai fait (je faisais vraiment plein d’erreurs ce soir là!) j’ai bien aimé ma soirée. Ce matin je me suis commandé des toasts avec creton et un yogourt pis là un moment les cuisiniers ont crié: UN OISEAU! UN OISEAU! Et y’avait un oiseau dans la cuisine! Onnn pauvre petit il essayait de sortir par la fenêtre mais il fonçait dans la vitre. Après avoir foncé quinze fois et après que tous les cuisiniers aient essayé de l’attraper, l’oiseau a changé de direction et à traversé la passe et le resto au complet pour sortir par la porte de la terrasse. Ouf. L’oiseau est sauvé.

Bon c’est tout.

Et aussi pour finir je voulais juste écrire un p’tit mot pour Jean-Paul mon cuisiner du matin d’amour que j’aimais beaucoup. Je pense à toi. Je comprends pas pourquoi c’est arrivé. Moi j’aimais ça qu’on se raconte nos histoires de coeur, j’aimais ça ton p’tit air, ta personnalité, t’étais comique dans ta façon d’être, j’aimais tes p’tites mimiques, j’aimais tes répliques, ton accent. Tu prenais toujours une shot d’expresso le matin pour te réveiller comme du monde. T’avais ton p’tit foulard sur la tête pis quand tu l’enlevais ça me surprenait toujours de voir que t’avais des cheveux. Parce que je les voyais jamais. Même si des fois t’avais l’air perdu ou la tête dans les nuages, tu mettais un sourire dans la face du monde. T’étais aimé de plusieurs. Je sais pas t’es rendu où, je sais pas si tu nous vois, je sais pas si tu sais ce que je pensais de toi. On se parlait pu beaucoup vu que j’étais rendu de nuit. Mais j’aimais te recroiser le matin. C’est vraiment laid la vie, des fois. Je comprends pas, on dirait. T’es où, j’veux que tu sois là, j’veux pas que ça soit arrivé. Je t’aime en tout cas, je voulais te le dire. Repose en paix Jean-Paul.

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